Une journée de méditation modifie la régulation des gènes

Sa pratique influence l’expression de gènes impliqués dans l’inflammation, le métabolisme et le vieillissement des cellules, selon une équipe du Centre de recherche en neurosciences de Lyon. Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir n°875 daté janvier 2020.

Méditer pendant huit heures modifie la régulation de certains gènes ! Telle est la découverte étonnante qu’ont faite les équipes de Raphaëlle Chaix de l’unité d’éco-anthropologie du CNRS à Paris, et Perla Kaliman, de l’Université ouverte de Catalogne (Espagne), en collaboration avec Antoine Lutz, chercheur au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, et Richard Davidson, de l’université du Wisconsin à Madison (États-Unis).

Un effet sur l’expression des gènes pro-inflammatoires déjà démontré

Pour les besoins de l’étude, publiée en novembre 2019 dans la revue Brain, Behavior and Immunity, 17 volontaires entraînés à méditer et 17 témoins ont passé une journée sous la surveillance des scientifiques. Le premier groupe a été invité à méditer pendant huit heures, tandis que le second a pratiqué des activités de loisirs (lire, marcher, jouer à des jeux vidéo…). Deux prélèvements sanguins, en début et en fin de journée, ont permis de déterminer les modifications qui interviennent dans la régulation des gènes (épigénome) de chacun. “Déjà en 2014, nous avions montré que huit heures de méditation entraînent une diminution de l’expression des gènes pro-inflammatoires chez des méditants experts”, rappelle Perla Kaliman. Cette fois, les scientifiques ont voulu aller plus loin dans la compréhension du mécanisme moléculaire.

Mesurer son impact au cours du temps

Pour comprendre, rappelons que si les cellules de notre organisme possèdent toutes le même ADN, porteur des gènes, ces derniers s’expriment ou non selon des facteurs internes ou externes à la cellule. Ainsi, comme l’explique Raphaëlle Chaix, “des études précédentes avaient déjà montré que le stress psychologique influence l’épigénome humain”. “Il est notamment associé à une modification des marques chimiques disposées sur l’ADN, appelées ‘méthylation’, qui peut moduler leur expression. ” La méditation, dont les effets antistress ont été démontrés, peut-elle à son tour agir sur ces méthylations ?

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